La forêt québécoise, une forêt nourricière

Plusieurs projets de forêt nourricière font aujourd’hui rêvasser des communautés situées un peu partout au Québec. Ces forêts sont aménagées avec plusieurs types de végétaux comestibles, indigènes ou non, bien connus pour la plupart par la population. Cependant, la forêt québécoise regorge de plantes comestibles et délicieuses se trouvant tout autour de vous, voire dans votre jardin et constituent de nouvelles saveurs à découvrir pour le plaisir des plus gourmands. Voici quelques exemples de ce que vous pourrez retrouver et qui saura vous plaire.

Au début du printemps, la forêt québécoise voit apparaître la matteucci fougère-à-l’autruche, communément appelée tête de violon. Il s’agit d’une jeune feuille de fougère qui n’est pas encore déroulé. Son goût rappelle celui de l’asperge et on la déguste habituellement sautée ou ajouté à vos quiches, pâtes, et pourquoi pas à vos potages. Il faut toutefois faire attention à ne pas la confondre avec d’autres espèces de fougère qui peuvent être toxiques. Également, les têtes de violons fraîchement récoltées doivent être blanchies avant d’être consommées. À la fin du printemps, il vous sera possible de récolter les pousses de quenouille. Il vous faudra arracher la tige en faisant une torsion et ne conservez que la portion blanche au-dessus des racines. Vous pouvez conserver cette partie dans un mélange d’eau et de vinaigre. Elle vous rappellera les cœurs de palmiers que vous pourrez ajouter à vos salades préférées. Au début de l’été, l’inflorescence pourra également être récolté. Vous pourrez la faire bouillir comme un maïs et la déguster avec un peu de beurre et de sel.

L’une des plantes adventives les mieux communes, le chénopode blanc, est consommé depuis des millénaires. Aussi appelé chou gras, cette plante se retrouve fort probablement dans vos jardins. On peut consommer les feuilles, les extrémités des tiges, les jeunes pousses, cuites comme celles de ses proches cousins, les épinards. Les graines peuvent également être cuites en gruau de céréales ou moulues en farine. Toujours du côté des adventices, le pissenlit est une plante qui se consomme pratiquement en entier. Les racines se mangent crues, bouillies ou revenues à la poêle. Les jeunes pousses, récoltées avant la floraison, peuvent être consommées en salade. Les boutons floraux se conservent dans du vinaigre ou du sel et se consomment comme les câpres, tout comme les boutons de marguerite d’ailleurs.

Du côté des herbes, sachez qu’il est possible de retrouver dans la forêt québécoise trois sortes de menthe. On retrouve la menthe du Canada, la menthe à épis et la menthe poivrée. Elles peuvent être ajoutées à vos plats comme la menthe retrouvée au supermarché.

Bien que ces plantes (et bien d’autres) soient comestibles, il faut tout de même rester vigilant et être certain de leur identification avant de les consommer car certaines d’entre elles se ressemblent et peuvent malgré tout être toxiques. De ce fait, je préconise la prudence. Alors, soyez bien certain de ce que vous récoltez, puis, régalez-vous!

Un billet de Gabrielle Filteau

One Response to La forêt québécoise, une forêt nourricière

  1. Chantal de Montigny 18/05/2019 at 9:16 #

    Le sujet est très intéressant et l’agriculture de ces plantes qui poussent bien dans notre climat et écosystème, pourrait être planifiée dans nos jardins et espaces urbains. Je dis cela pour deux raisons. 1- Pour éviter les intoxications et 2- Pour éviter le sacage et le déséquilibre de nos milieux naturels. Il serait dommage de reproduire ce qui se passe avec la surpêche par exemple, c’est-à-dire l’épuisement de certains stock de poisson de la surface de la terre et le dérangement des fonds marins. Je parle ici de mettre en péril la biodiversité en ne pensant pas au respect des écosystèmes. Toutes bonnes idées pour la survie des humains comme de les nourrir doivent maintenant être encadrées et bien planifiées afin de considérer l’ensemble des impacts, car nous sommes désormais trop nombreux et si nous détruisons notre environnement, c’est nous que nous affecterons aussi en bout de ligne.

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